Le ministère indien de l’Électronique et des Technologies de l’information a notifié un nouveau cadre réglementaire pour les jeux en ligne, y compris la création d’une autorité centrale pour superviser le secteur, dont les règles devraient entrer en vigueur le 1er mai 2026.
Le cadre, publié en vertu de la loi de 2025 sur la promotion et la réglementation des jeux en ligne (PROG)., vise à freiner les jeux d’argent en ligne tout en soutenant la croissance des sports électroniques et des jeux sociaux en ligne.
Selon les règles, le gouvernement créera l’Autorité indienne des jeux en lignequi tiendra à jour une liste des jeux d’argent en ligne, traitera les plaintes et les appels, donnera des instructions aux fournisseurs de services et assurera la coordination avec les institutions financières et les organismes chargés de l’application de la loi.
L’Inde renforce sa surveillance
Cette décision intervient alors que l’Inde cherche à renforcer sa surveillance. du secteur des jeux en croissance rapide et faire face aux risques liés aux plateformes de jeux d’argent en ligne.
Le cadre définit un processus structuré pour déterminer si un jeu est considéré comme un « jeu en argent réel ».en fonction de facteurs tels que le paiement de frais ou de dépôts, l’attente de récompenses monétaires, les modèles de revenus et la monétisation des actifs du jeu.
Sous le nouveau régime juridique, les jeux en argent réel seront effectivement interdits dans tout le pays, tandis que les sports électroniques et la plupart des jeux sociaux en ligne sera autorisé à fonctionner soumis à des exigences de conformité. Certaines catégories de jeux nécessiteront une inscription obligatoire.
Mesures de protection des utilisateurs introduites
Les règles introduisent également une série de mesures de protection des utilisateursy compris des mécanismes de vérification de l’âge, des contrôles parentaux, des restrictions de temps, des outils de reporting et des systèmes de règlement des griefs, ainsi qu’un soutien psychologique et une surveillance du fair-play.
Un cadre de règlement des plaintes à deux niveaux permettra aux utilisateurs de déposer d’abord une plainte auprès des fournisseurs de services, puis de faire appel à l’autorité des jeux de hasard dans un délai de 30 jours. Un dernier recours peut être déposé auprès d’une autorité d’appel, identifiée comme le secrétaire informatique, qui visera à résoudre les cas dans un délai supplémentaire de 30 jours.
Les fournisseurs de services seront tenus d’afficher clairement les conditions de service, désigner des points de contact et se conformer aux directives en matière de conservation des données et de paiement.
Le gouvernement a dit les règles sont conçues pour protéger les utilisateurs contre les préjudices financiers et sociaux tout en apportant une clarté réglementaire aux acteurs de l’industrie.
Les règles fiscales restent inchangées, avec les revenus des jeux en ligne assimilés aux « Revenus d’autres sources », soumis à un impôt de 30 % en vertu de l’article 115BBJ et les dispositions relatives à l’impôt retenu à la source en vertu de l’article 194BA.
L’allégement réglementaire rencontre une incertitude persistante
Le juriste souligne que la réalité la plus conséquente découlant des changements est que un pouvoir discrétionnaire important continuera d’appartenir à l’Autorité indienne des jeux en ligne pour déterminer la conformité au cas par cas, et tout format impliquant une mise directe par l’utilisateur peut être reclassé comme un type de jeu d’argent interdit.
Ce degré d’imprévisibilité réglementaire peut rendre la planification commerciale à long terme extrêmement difficile pour les opérateurs actuels.
“Trois lacunes structurelles restent non résolues: l’absence d’un mécanisme d’appel indépendant en dehors de MeitY, l’absence de seuils définis pour le réexamen des jeux et le large champ d’action pour l’élaboration de règles au moyen de codes de bonnes pratiques”, explique Singhania.
“Tant que ces problèmes ne seront pas résolus, l’étiquette « légère en matière de réglementation » risque de n’être qu’une assurance superficielle plutôt qu’une assurance substantielle. L’écosystème du jeu en Inde mérite une cohérence réglementaire, et pas seulement une légèreté sélective. »




