Selon une étude, la participation aux jeux de hasard au Canada diminue tandis que les paris et les revenus en ligne en Ontario continuent d’augmenter

Selon une étude, la participation aux jeux de hasard au Canada diminue tandis que les paris et les revenus en ligne en Ontario continuent d'augmenter | Lexpansion rapide du jeu en ligne eloigne le secteur du

Le taux de participation aux jeux de hasard au Canada a diminué au cours des deux dernières décennies, même si le marché réglementé des paris en ligne continue de croître.selon une analyse publiée par CasinoCanada qui combine les données d’une enquête nationale avec des rapports de marché provinciaux.

Les données de Statistique Canada montrent que 76 % des Canadiens âgés de 15 ans et plus ont déclaré avoir joué au cours de l’année précédente en 2002. En 2018, ce chiffre avait est tombé à 64,5%basé sur le module Gambling Rapid Response de l’agence.

En même temps, les données financières provinciales indiquent une activité croissante sur les marchés numériques réglementésen particulier en Ontario, où le cadre compétitif iGaming a été lancé en avril 2022.

Le marché en ligne de l’Ontario s’agrandit

Selon les rapports annuels d’iGaming Ontario, le secteur réglementé du jeu en ligne de la province a généré environ 1,3 milliard CAD de revenus de jeux au cours de son premier exercice complet. Les revenus ont ensuite augmenté pour atteindre 2,2 milliards CAD en 2023-2024 et 2,9 milliards CAD en 2024-25.

Le volume des paris a également augmenté au cours de la période. Le total des paris est passé d’environ 63,2 milliards CAD en 2023-2024 à 82,7 milliards CAD en 2024-2025.

Le même rapport enregistré environ 2,6 millions de comptes de joueurs actifs en Ontario en 2024-2025. Avec une population provinciale d’environ 15 millions d’habitants, ce chiffre indique un groupe concentré d’utilisateurs numériques actifs, même si plusieurs comptes peuvent appartenir à des acteurs individuels.

L’activité des casinos en ligne représente une part importante des revenus réglementés de la province. Les données de la période de référence 2024-2025 indiquent que les casinos en ligne ont généré environ 2,2 milliards CAD sur les 2,9 milliards CAD de revenus totaux des jeux en ligne., représentant environ les trois quarts du marché.

La baisse de la participation contraste avec la croissance des revenus

L’analyse compare les enquêtes sur la participation à long terme avec les rapports des organismes de réglementation provinciaux pour examiner comment l’activité de jeu a évolué.

« Ce que nous observons au Canada est un paradoxe évident. Dans l’ensemble, la participation aux jeux de hasard a diminué au cours des deux dernières décennies, mais le marché lui-même connaît une expansion rapide. la croissance est de plus en plus tirée par un engagement plus profond des joueurs existants plutôt que par une augmentation du nombre de nouveaux joueurs“, a déclaré Eugene Ravdin, responsable des relations publiques pour CasinoCanada.

Il a ajouté que le jeu l’exposition a augmenté grâce à des partenariats commerciaux et aux canaux de médias numériques.

“En même temps, le jeu est devenu beaucoup plus visible grâce aux parrainages sportifs, aux intégrations de diffusion et aux plateformes numériques. Cela crée une tension intéressante entre la façon dont le jeu est perçu dans la vie publique et ce que montrent réellement les données de participation. Pour les décideurs politiques et les régulateurs, comprendre cet écart deviendra de plus en plus important à mesure que le marché continue de se développer », a déclaré Ravdin.

Les plateformes numériques modifient la structure du marché

Les rapports du secteur suggèrent que l’expansion récente du marché est moins liée à l’attraction de nouveaux joueurs qu’à activité accrue des joueurs existants.

Depuis que l’Ontario a introduit son cadre réglementé, de nombreux exploitants nord-américains sont entrés sur le marché. L’environnement compétitif a évolué vers la rétention et l’engagement des joueurs plutôt que d’acquérir un grand nombre de participants occasionnels.

L’analyse note également que la réglementation a redirigé certains utilisateurs des plateformes offshore vers des opérateurs agréés. Cette migration n’a pas nécessairement augmenté le nombre total de joueurs, mais a déplacé le jeu existant vers des canaux réglementés.

Les partenariats sportifs augmentent la visibilité de l’industrie

Le rapport examine également le rôle croissant des partenariats sportifs dans l’écosystème canadien des paris.

Depuis la légalisation des paris sportifs sur un seul événement, les marques de paris ont conclu des accords de parrainage avec des ligues et des équipes professionnelles. Les partenariats comprennent des relations de paris officielles avec des organisations telles que la Ligue nationale de hockey, la Ligue canadienne de football et la Ligue canadienne de basketball élite.

Les marques de paris également apparaître dans la signalisation des arènes, les segments de diffusion et la couverture sportive numériqueintégrant du contenu de paris dans la programmation sportive professionnelle.

Malgré cette exposition, les données de l’enquête indiquent moins de Canadiens déclarent jouer au jeu qu’il y a vingt ans. Selon l’analyse, ce contraste entre visibilité et participation illustre comment les plateformes numériques et le marketing sportif peuvent accroître la présence publique des paris sans élargir l’audience globale.

Réglementation provinciale et considérations politiques

Le Canada ne dispose pas d’un cadre national unique pour les jeux de hasard. L’Ontario gère un marché en ligne réglementé et concurrentiel avec des dizaines d’opérateurs agréés, tandis que plusieurs autres provinces continuent de s’appuyer sur des plateformes gérées par le gouvernement. L’Alberta a indiqué son intention d’introduire une structure réglementée similaire à l’avenir.

Les chercheurs notent que les enquêtes sur la participation fournissent un aperçu national, tandis que les rapports des régulateurs provinciaux suivent les volumes de paris, les revenus et l’activité des comptes. Les deux ensembles de données mesurent différents aspects de l’industrie.

Si l’expansion du marché continue d’être tirée par un groupe d’acteurs relativement concentré, les régulateurs pourraient se concentrer davantage sur la façon dont les activités de jeu numérique sont surveillées et gérées.

L’analyse conclut que le marché du jeu au Canada est en expansion non pas parce que davantage de personnes jouent, mais parce que les plateformes numériques changent la façon dont les joueurs interagissent avec les produits de paris.

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